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20 décembre 2004 : à l’approche de la frontière avec le Ghana "c’est cedis, gasoil et pain de mie"


A Pô, tout près de Tiébélé, passe la route qui mène à la frontière. La proximité du Ghana se ressent immédiatement : des vendeurs de monnaie ghanéenne se promènent avec d’énormes liasses de millions de Cedis (1 euro = 10 000 cedis) ; d’autres petits malins, qui achètent leur gasoil à bas prix au Ghana (0,4 euro contre 0,9 au Burkina) essaient de le revendre avec bénéfice côté burkinabé ; enfin on ne trouve plus que du pain de mie, comme au Ghana, l'ancienne colonie anglaise.

Nous passons la frontière sans aucun souci. Nous quittons aussitôt l’Afrique francophone pour un pays anglo-saxon. La route qui passe par Bolgatanga est impeccable et même soulignée de bandes et pointillés d’un blanc éclatant. Des passages piétons traversent la route dans les villages… Nous n’en revenons pas. Même les ghanéens sont « quiet et peaceful ». Personne ne nous demande d’argent, ce qui contraste avec le Mali et le Burkina.

Des pancartes le long des routes souhaitent « safe journey », « take care » ou « travel safely ».



Partout de grands feux de brousse progressent dans un bruyant crépitement. Nous renonçons donc au bivouac, trop dangereux avec ces feux qui se promènent dans la brousse, et dormons le soir même à Tamale.

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