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Du 7 au 9 août 2005 : vers l’Ethiopie


Nous quittons Nairobi le 7 août en direction du Nord et de l’Ethiopie. Nous faisons une première étape à Timau, au pied du Mont Kenya. La montagne est, cette fois, découverte et nous pouvons l’admirer jusqu’à son sommet. En quelques dizaines de kilomètres la route asphaltée quitte la fraîcheur, le brouillard, l’humidité et la verdure de la montagne pour la sécheresse et la chaleur d’Isiolo et du désert.

Isiolo est l’entrée de la piste du Nord-Kenya. Les policiers y enregistrent notre passage sur un grand cahier et nous ouvrent la barrière. La piste est pierreuse et fatigante. Le revêtement, très dur et cassant soumet le véhicule et ses occupants à de rudes et incessantes secousses. Nous roulons lentement. Qui va piano, va certes sano mais va surtout piano : nous roulons du lever au coucher du soleil et mettons 2 jours à couvrir les 500 kilomètres qui séparent Isiolo de la frontière Ethiopienne.

Heureusement, cette piste qui est mauvaise et qui a la réputation d’être peu sure est aussi très belle. Aucun voyageur ne nous avait parlé de ces magnifiques paysages de sable et de pierre qui s’étendent à perte de vue. De nombreuses antilopes, dik-dik, antilopes-girafes, mangoustes et autruches s’enfuient au passage de nos deux 4X4.

Marsabit constitue une étape à mi-chemin. Nous campons dans l’enceinte de la mission catholique où le père Alex nous accueille gracieusement. Marsabit est aussi la frontière entre deux mondes : au Sud nous croisons quelques guerriers vêtus de rouge, parés de bijoux d’argent et armés d’une lance (peut-être des Samburus ?). Au Nord, nous avons quitté l’Afrique noire et entrons en Afrique du Nord. D’immenses troupeaux de dromadaires, escortés de chameliers équipés de fusils migrent mystérieusement d’Est en Ouest, d’une immensité désertique vers une autre. Nous les prenons copieusement en photo mais nous sommes bientôt incendiés par un chamelier qui accoure en vociférant et en nous jetant des pierres. Nous sautons dans les voitures et nous enfuyons comme des gamins ayant volé des cerises !

Nous atteignons Moyale une demi-heure avant la fermeture des postes frontières. En quelques minutes, nous effectuons les formalités, quittons le Kenya et entrons en Ethiopie le 3/12/1997. En changeant de pays, nous changeons de calendrier. Pas simple… L’Ethiopie possède aussi son propre alphabet, l’Amharic, ce qui ne va pas faciliter la lecture des panneaux routiers ! Par contre, pour la première fois depuis que nous avons quitté le Ghana, nous roulons de nouveau à droite. Nous passons la nuit à Moyale, bercés par les prières et chants du mouzim de la mosquée voisine.

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