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Le 4 juillet 2005 : le parc du Massaï-Mara


Le parc du Massaï-Mara offre des paysages superbes. C’est l’Afrique que l’on imagine, avec ses vastes savanes jaunes mouchetées d’acacias : « Out of Africa ». On s’attend à voir pique niquer Meryl Streep et Robert Redford au détour d’une piste. Nous nous installons dans cette savane pour un bivouac de rêve. Lorsque nous partons à l’aube, trois mongolfières colorées flottent dans le ciel et glissent silencieusement au-dessus des animaux.





Nous traversons le parc d’Ouest en Est. Le paysage change et s’enrichit de collines et de forêts. Voir évoluer les éléphants, zèbres et girafes dans ce décor est vraiment magique. La bizarre antilope rouge bubale est présente en nombre dans le parc et nous en croisons de vastes troupeaux. Nous voyons aussi quelques troupeaux de gnous de la migration.





Comme souvent dans les parcs, un terrain de foot est aménagé, non loin des baraquements des rangers. Sans doute se détendent-ils en tapant le ballon mais on se demande comment se déroulent les matchs : y-a-t-il des gardes armés de fusils aux quatres coins du terrain qui sont chargés d’éloigner les fauves ? Sur ce terrain, ce sont des antilopes qui l’occupent : des bubales semblent affronter une équipe d’impalas.


Nous voyons quelques 4X4 immobiles hors de la piste. Le Massaï-Mara est le seul parc où on ai le droit de quitter la piste. Lorsque nous nous approchons, il s’agit de 8 lionnes couchées dans les herbes et se prélassant sans se préoccuper des voitures qui les encerclent. Soudain, une des lionnes se redresse et avance, oreilles baissées et menaçante vers une des voitures. Les 4X4 sont ouverts et les touristes assis doivent être mal à l’aise. Mais la lionne passe entre deux voitures, bientôt suivie par les 7 autres. Elles ont repéré non loin de là un groupe d’antilopes bubales et se glissent furtivement vers elles. Mais celles-ci les repèrent et s’enfuient rapidement.



Nous admirons aussi un étonnant rassemblement d’un grand nombre de gnous, zèbres, antilopes springboks et bubales et de 15 girafes qui cohabitent. Etrange et superbe arche de Noé !




Parmi ces animaux, Nathalie aperçoit la tête d’une sorte de gros chien, aux oreilles toutes rondes et à l’épaisse fourrure de peluche, couché dans l’herbe. C’est une hyène qui se redresse et s’enfuit. Elle porte un énorme collier émetteur. Vu de près, l’animal que l’on trouvait laid apparaît, bizarrement, nettement plus beau.


Nous avons aussi la chance de voir un magnifique guépard qui fait le guet sur un terre-plein.




Les photos de Léa au Masaï Mara :



Nous découvrons le soir, au milieu d’une trentaine de minibus qui les encerclent, un groupe de lion qui dévore un énorme buffle. Nous nous arrêtons près du taillis où est étendu le buffle et coupons le moteur pour regarder, une heure durant les lions. Les fauves circulent dans les taillis et, chacun leur tour, viennent prendre part au festin. D’abord les males, puis le lionceau et enfin les lionnes. Le spectacle pourrait être extraordinaire mais les chauffeurs kenyans, soucieux de satisfaire leur client, poursuivent les lions et ne peuvent laisser plus de 2 mètres entre l’animal et eux. Les fauves semblent pourtant blasés et mènent leur vie au milieu du vrombissement des moteurs avec une indifférence stupéfiante. Seul le lionceau semble effrayé. Lorsqu’ils sont repus, ils viennent s’allonger dans l’herbe, au milieu des voitures avec une royale désinvolture. On mitraille à tout va

Nous avons quelques émotions lorsque les énormes animaux, les poils poisseux du sang de leur festin, passent tout près de nos fenêtres : nos vitres électriques ne fonctionnent pas lorsque le moteur est coupé… Rose dit « Regarde, maman, çà ». Lorsque Nathalie tourne la tête, elle se rend compte que « çà » est un gros lion qui n’est qu’à quelques mètres de sa fenêtre ouverte. Mais ces fauves ne nous prêtent aucune attention.

Lorsque le crépuscule avance, il nous faut repartir car, comme dans tous les parcs, il est interdit de circuler la nuit. Nous ne sommes plus que deux voitures au milieu des 8 lions mais… impossible de passer une vitesse. La boite est bloquée… Sueurs froides dans le Land. Nous nous voyons déjà obligés de passer la nuit dans la voiture au milieu de ce groupe de lions. Puis la première s’enclenche et nous pouvons quitter le parc sans comprendre ce qui s’est passé mais un peu inquiets de cette défaillance mécanique.





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