• Scalp

Les 20 et 21 septembre 2005 : à Louxor


Le convois, obligatoire, qui escorte les touristes depuis Assouan jusqu’à Louxor part à 8h, horaire nettement plus raisonnable que celui pour Abou Simbel !

Nous sommes moins nombreux, peut être une dizaine de véhicules au total. Un policier monte dans un des minibus qui devient le véhicule de tête. Une voiture de police avec ses hommes armés ferme le convois.

Là encore, on part en trombe et filons sur la route qui borde le Nil à 100 km/h. Charrettes à âne, taxis aux arrêts fréquents, piétons rendent la conduite un peu stressante même si la voiture de tête ouvre le passage. Les paysages, magnifiques, défilent trop vite pour qu’on puisse prendre une photo !

Soudain, la voiture de police remonte la file en klaxonnant et nous fait signe de nous ranger. Un officier en descend et incendie en arabe le policier de la voiture de tête. Nous ne comprenons pas un mot mais les gestes et les mimiques traduisent : « Tu peux pas rouler moins vite non ? T’es fou ou quoi ? Tu veux tuer quelqu’un ?… ». Le convois redémarre à… 60 km/h. Nettement plus confortable ! Mais un peu plus loin, la voiture de police remonte à nouveau le convois en klaxonnant et le policier du véhicule de tête se re-prend un re-savon : « Tu le fais exprès ? T’es con ou quoi ? Tu peux pas aller plus vite qu’on ai une chance d’arriver avant demain matin ?… ».

Finalement, nous atteignons Louxor avec la vitesse réglementaire de 80 km/h. :-D

Dans la ville de Louxor, se trouve le grand temple de Louxor dédié aux dieux antiques. A 3km de là, plus au Nord, toujours au bord du Nil se trouve l’immense temple de Karnak. Les deux temples étaient reliés par une allée pavée bordée de sphinx. Quelques portions de l’allée sont visibles alors que la majeure partie est encore sous les rues et les habitations de la ville.


La présence policière est impressionnante dans les sites. Si les policiers armés en uniforme sont nombreux, on croise parfois un homme, en civil, dont la chemise ample dissimule un pistolet-mitrailleur. Avec le système des convois et les nombreux barrages de police sur les routes, on ne sait si on doit être rassurés ou inquiets !




La grande salle hypostyle du temple de Karnak est surtout remarquable avec ses immenses colonnes de pierre qui portent encore quelques éléments d’une charpente de pierre. Nous déambulons à l’ombre de cette forêt de pierre qui apporte un peu d’ombre dans la chaleur accablante de l’après-midi. La chaleur est pénible mais apporte un peu de calme dans ces temples envahis de centaines de touristes.









Un gros scarabée de pierre est censé porter chance lorsqu’on en fait le tour. Consciencieusement, nous marchons tous les quatre autour de la bébête.




Nous visitons le temple de Louxor la nuit, alors que le monument est magnifiquement éclairé. Il fait presque frais, il y a peu de visiteur et les jeux de lumière créent une ambiance mystérieuse. Un énorme obélisque se dresse sur le côté gauche de l’entrée du temple. Celui qui était à droite est maintenant place de la Concorde, à Paris.


Nous nous rendons également dans la vallée des rois non loin de Louxor, où se trouvent les tombeaux d’une soixantaine de pharaons. Mais la visite est décevante car les photos (même sans flash) des magnifiques peintures qui ornent les parois des caveaux sont interdites.








Et à l’extérieur, il n’y a rien à voir, seulement les entrées des tombeaux percées dans la montagne… Les couleurs vives de ces peintures qui ont réussi à traverser les siècles en gardant leur éclat sont très étonnantes.









Non loin de la vallée, nous apprécions beaucoup plus la visite du magnifique temple d’Hatshepsout et de ses spectaculaires terrasses qui semblent émerger du flanc de la montagne. Nous nous promenons également à medinet Habou, presque aussi grand que le temple de Karnak et également beau.


En cours de journée, la chaleur est terrible et accablante. Nous marchons en cherchant l’ombre des pierres. Pour le malheur de Léa et Rose, les glaces fondent plus vite que leur ombre. Terminer sa glace avant qu’elle ne coule au sol devient une délicate course contre la montre.





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