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Les 30 et 31 août 2005 : vers Khartoum


Nous quittons à l’aube Gonder et empruntons la piste qui part vers l’Ouest et le Soudan. Nous traversons encore de beaux paysages montagneux et verts, auxquels nous a maintenant habitué l’Ethiopie. Les sourires des enfants et les gestes amicaux des adultes saluent notre passage. En approchant de la frontière, l’armée éthiopienne est de plus en plus présente : villages-garnison, soldat armés le long des routes, et même un canon pointé sur la route, au passage d’un col… Mais ses serveurs nous font de grands signes de la main à notre passage.

Nous passons la frontière sans problème. Aussitôt, nous entrons dans le monde musulman. Mosquées, djellabas, femmes aux voiles multicolores, panneaux écrits en arabe… Cela nous rappelle la Mauritanie, traversée il y a maintenant 10 mois. Les paysages sont toujours aussi verdoyants qu’en Ethiopie et les gens amicaux.




Ici aussi c’est la saison des pluies. La piste n’est pas mauvaise mais, par certains endroits, montre d’énormes ornières creusées par les camions. Par chance, nous trouvons des passages relativement secs et nous nous en tirons sans difficulté. Mais imaginer cette piste sous la pluie nous laisse entrevoir de belles heures à patauger dans la boue… Prudents, nous profitons du beau temps et poussons jusqu’à Gedaref le jour même…





De Gedaref, nous empruntons « l’autoroute » : une belle route asphaltée à deux voies qui relie Khartoum à Port Soudan. Elle est parcourue dans les deux sens par un train ininterrompu de camions chargés des marchandises en provenance du Golfe Persique. Nous longeons le Nil qui charrie ses eaux boueuses vers l’Egypte.



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