• Scalp

Du 11 au 13 décembre : à Bobo-Dioulasso


Nous quittons Paul et son hospitalité le 11 décembre en nous promettant de revenir voir son projet réalisé.

La route conduisant jusqu’à Bobo-Dioulasso est à péage : çà faisait longtemps que nous n’en avions vu ! Mais son revêtement est très abîmé et troué d’innombrables nids de poule : c'est en fait la piste la plus chère d’Afrique !

Nous nous arrêtons en chemin pour admirer l’église de Boni dont la façade représente un masque Mossi. Etrange mélange d’animisme et de religion monothéiste que nous retrouvons partout : être chrétien ou musulman n’empêche pas de croire en la magie africaine et de porter fétiches et gri-gri protecteurs.



Bobo, l’ancienne capitale, est une jolie ville calme aux vastes avenues ombragées bordées de grands arbres. Sa gare d’architecture soudanaise est très jolie. Son vaste marché est aussi spectaculaire mais la pression touristique est incessante.



Nous étions « Toubab » au Mali, nous sommes « Nassara » ou « le blanc » au Burkina. Toujours blancs donc, mais encore plus sollicités. Difficile de faire un pas sans être interpellés par guides et vendeurs. Ces guides essaient même de se rendre indispensables pour visiter le marché de Bobo ! Une vendeuse de bassine nous demande 1 000 CFA pour photographier ses bassines multicolores. Tant pis pour la photo. Un adolescent vient discuter quelques minutes en déambulant avec puis nous demande de l’argent pour sa peine !… Désagréable mais constante sensation d’être pris pour un tiroir caisse, même si les burkinabés nous souhaitent poliment une « bonne arrivée ».

Nous logeons à la Mission catholique. L’établissement est très propre et possède un beau jardin fleuri. Il sera notre havre de paix. Nous prenons nos repas dans le réfectoire, avec les sœurs et les autres locataires de la mission. Le soir où la TV diffuse le Kora (l’Eurovision africain) nous assistons aux encouragements enthousiastes des sœurs pour le candidat sud-africain : un enfant-rappeur du Burkina. Le pays s’est même cotisé pour lui offrir son billet d’avion vers l’Afrique du Sud.



En insistant pour oblitérer les timbres de nos lettres, nous rencontrons le préposé à ce travail dans les arrières salles de la poste de Bobo. C’est Abdoulaye, un ancien joueur de l’équipe nationale de foot du Burkina, vêtu d’un T-Shirt des bleus



Pour une visite instructive dans le dédale de la vieille ville de Bobo, nous nous laisserons guider par Simon à travers les quatre quartiers : la belle mosquée du quartier musulman, les fétiches en tous genres souillés du sang et des plumes des poulets sacrifiés, le quartier des griots et celui des forgerons.

Nous avons été impressionnés par l’eau très sale du marigot Houet qui longe la vieille ville. Les habitants s’y lavent ou y font leur lessive au milieu des détritus, des cochons et des poissons-chats sacrés.




12 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout