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Du 11 au 14 avril 2005 : le parc d’Etosha

Dernière mise à jour : 10 avr.



Nous passons trois jours entiers à sillonner les pistes du vaste parc d’Etosha à la recherche des nombreux lions qu’il héberge. Les deux premiers jours, nous ne voyons que des antilopes, des zèbres et des girafes.



Nous sommes un peu déçus même si c’est la première fois que nous voyons d’aussi vastes troupeaux de plus de cent springboks. Les pluies abondantes ont dispersé les animaux qui n’ont plus besoin de se rassembler aux points d’eau. Nous allons admirer l’immense saline d’Etosha, vaste étendue blanche autour de laquelle le parc s’étend.




Le troisième jour, alors que nous nous apprêtons à jeter l’éponge et quitter le parc bredouilles, nous voyons différents groupes de lions et de lionnes. La plupart, écrasés par la chaleur sommeillent à l’ombre d’un acacias.


Près d’un point d’eau, nous observons le curieux manège d’un groupe de springboks, d’oryx et de zèbres qui souhaitent s’abreuver. Malheureusement, deux gros lions dorment non loin de là et leur barrent le passage. Les herbivores hésitent longuement, semblant calculer le risque, mais s’approchent. Faisant preuve d’un courage ou d’une effronterie sans pareille, deux petits springboks avancent jusqu’à quelques mètre d’un des lions. Bien qu’allongé, le fauve la regarde pourtant avec attention. Mais finalement, les herbivores s’éloignent sans boire. Léa est déçu : elle voulait voir le lion attraper la gazelle. C’est vrai que nous aussi nous pensions que l’intrépide allait se faire croquer. Mais non, le roi était sans doute repu.

Nous voyons aussi un éléphant avançant d’un pas lent mais décidé, traverser un groupe de lionnes sans faire le moindre écart. Il sème la pagaille et les fauves s’éparpillent rapidement. L’une d’elles est obligé d’esquiver les lourdes pattes d’un long bond. Elle qui d’habitude égaillent les troupeaux de gazelles… elle semble vexée.




Nous voyons tout un groupe de petites mangoustes, très affairées, sans doute à la recherche d’un serpent pour leur dîner.



Au camping, nous faisons la connaissance d’un couple de voyageurs danois qui sortent de l’ordinaire : Pia et Poul qui voyagent en voiture depuis cinq ans à travers le monde. Pascal fait aussi la rencontre du ratel, un cousin de notre blaireau européen, occupé à fouiller une poubelle du camping. L’animal a la réputation d’être, malgré sa taille modeste, d’une férocité sans égale, tuant parfois des antilopes beaucoup plus grandes que lui. Pascal ne ressemble pas à une antilope mais fait un sage détour lorsqu’il croise le ratel trapu et grognon.



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