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Du 30 juin au 2 juillet 2005 : dans le parc du Serengeti

Dernière mise à jour : 1 juil.



Le parc du Ngorongoro se prolonge vers l’Ouest par le parc du Serengeti. C’est l’époque où la migration des zèbres et des gnous, qui quittent le Ngorongoro au Sud et remontent jusqu’au parc du Massaï-Mara au Kenya, au Nord, atteint les rivières Grumeti et Mara. Leurs troupeaux se regroupent et ils s’étendent en nombre incalculable. Ils sont des milliers et des milliers. A perte de vue ce ne sont que d’immenses colonnes de zèbres et de gnous qui cheminent lentement dans un nuage de poussière. Incroyable. Dans quelques jours ils traverseront la rivière et aux mêmes endroits que les années précédentes. Et pas les plus faciles.





Suivant ces troupeaux, les carnivores sont eux aussi présents en nombre. Un petit chacal s’enfuit sous nos yeux pour dévorer une jeune antilope.







La densité touristique est elle aussi toujours impressionnante. Les 4X4, équipés de CB, se signalent la présence des fauves, toujours les animaux les plus recherchés des « game drive ». Dès qu’il est détecté, le pauvre animal est bientôt cerné par une vingtaine de véhicules. Cela manque un peu de charme. Mais du coup, en suivant un minibus qui file à travers la savane sans même ralentir en passant devant un éléphant ou une girafe, nous parvenons à coup sûr à un félin. Nous en voyons comme jamais auparavant.

Un matin, nous apercevons ainsi le 5ème et dernier des « big five » que nous n’avions pas encore rencontré : le léopard. Il est perché dans un arbre, un peu lointain. Il disparaît après un moment dans les herbes. Nous enregistrons le point GPS de la rencontre et en revenant au même lieu le soir même nous assistons presque à un « kill ». Un gnou, fatigué, malade ou blessé chancèle dans les hautes herbes, essayant de fuir. Cachés par la végétation, nous voyons glisser, furtifs, autour du pauvre herbivore les robes tachetées de deux léopards. La proie est trop grosse pour eux, aussi attendent-ils leur heure, rodant autour du malheureux… Pas de photos dans cette lumière trop pale du crépuscule mais nous assistons à ce drame de la nature avec émotion.


Le lendemain matin, ce sont, deux lionnes qui se régalent d’un gnou à une dizaine de mètres de la piste. Elles sont bientôt rejointes par 9 autres lions et lionnes. La carcasse est convoitée par les charognards : chacals, hyènes, vautours et marabouts attendent leur tour non loin de là. Les chacals, pourtant les plus petits, sont les plus culottés et s’approchent de très près des fauves. Mais Ils sont chassés au loin : les lions tolèrent les voitures de touristes toutes proches mais pas les charognards ! Ils savent sans doute que le touriste ne mange pas de gnou et que personne n’essaiera de leur piquer un steak…


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