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Les 4 et 5 avril 2005 : la Skeleton Coast

Dernière mise à jour : 8 avr.



De Walvis Bay, nous repartons vers le Nord et poursuivons au-delà de Swakopmund, en longeant la Skeleton Coast. Le paysage est monotone et rappelle étrangement l’interminable route qui traverse le Sahara Occidental et conduit du Maroc en Mauritanie. D’un côté le désert, de l’autre l’océan. Les marins l’avaient nommé Skeleton Coast car, en cas de naufrage, les rescapés échouaient sur la rive d’un désert et leur sort était scellé… Nous poussons malgré tout jusqu’à Cape Cross qui abrite une immense colonie de phoques. C’est une réserve et la plage est bordée d’un petit muret depuis lequel on peut regarder les phoques à quelques mètres en contrebas. Ils sont des milliers entassés bruyamment dans une odeur horrible. Léa et Rose sont sidérées devant leur nombre et les contemplent bouche-bée quelques minutes. D’innombrables bébés à fourrure noire tètent leur mère. D’autres se jettent dans les vagues un peu plus loin. Partout grognements et cris car les places sont chères et les bagarres nombreuses.

Nous quittons la route non loin de là pour bivouaquer. Une fois installés quelques indices nous mettent la puce à l’oreille : des trous creusés dans le sol, quelques ossements et surtout les cris et hurlements. Nous nous rendons bientôt compte que nous sommes près de tanières de chacals. Nous les voyons nous observer à bonne distance tandis que nous dînons près de leur demeure. Puis, une fois que nous sommes dans la tente, l’un d’eux vient même fouiner près de la voiture à la recherche de miettes de notre dîner.


Le lendemain, lassés de cette morne route longeant la Skeleton Coast, et de son froid crachin breton, nous obliquons vers l’intérieur des terres. Nous ne croisons pas âme qui vive sur cette piste. Nous longeons le joli massif montagneux du Brandberg.


La piste est très mauvaise et nous roulons lentement. Nous traversons même une mine abandonnée : engins rouillés de part et d’autre, maisons en ruine et carcasses de voitures. Sur cette piste loin de tout, et notament de toute route goudronnée, un 4X4 en ruine porte l’œuvre d’un plaisantin : une pancarte mentionnant « off road driving kills ».

Lorsque nous nous arrêtons pour ramasser du bois, une odeur de caoutchouc brûlé nous saisi : un de nos pneus arrière est crevé et, avec les cahots de la piste, Pascal n’en a rien senti en conduisant. Le pneu est complètement déchiré et irréparable. Heureusement, la jante a tenu le coup et il ne semble pas y avoir plus de dégâts. On change la roue sous un soleil de plomb. Il nous faut retourner à Windhoek racheter un pneu car nous n’avons plus de roue de secours. Après une longue journée de piste nous arrivons à Omaruru. Au seul garage de la ville, nous demandons pour un pneu neuf… et miracle ! La petite marchande, qui ne parle qu’Allemand et Afrikaan, possède dans sa remise deux pneus neufs identiques aux nôtres ! Nous pouvons repartir vers le Nord sans passer par la capitale.













































































































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