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Les 7 et 8 juin 2005 : le Nyika national park


Nous partons vers le Nord et le « Nyika national park ». A Mzuzu, nous nous trompons de route et obliquons par erreur vers le Sud. Nous en somme quittes pour faire demi-tour et roulons 100 km de plus que prévu. Nous profitons malgré tout des paysages vallonnés et des pins de la jolie forêt de Viphya. Plus loin, nous traversons des plantations d’arbre à caoutchouc. Des vendeurs proposent des ballons fabriqués à partir de la sève récoltée. On en achète un pour les filles mais l’odeur du caoutchouc est telle que le ballon voyage bientôt sur la galerie.

Puis une piste qui escalade le plateau de Nyika nous conduit dans le parc à plus de 2 000 m d’altitude. Les paysages sont très beaux. Les touristes ne viennent pas jusqu’ici et nous sommes seuls au milieu de grands espaces de collines verdoyantes, de petits lacs et de forêts de pins.


Peu d’animaux dans ce parc qui n’abrite que des zèbres, des antilopes et des chevaux sauvages qui viennent nous rendre visite au bivouac. Nous voyons pour la première fois des antilopes roannes et des élands du Cap (qui se soustraient à toute photo).

Si l’altitude apporte en journée une confortable fraîcheur, le froid devient mordant dès que le soleil se couche. Nous dînons rapidement, couverts de tous nos vêtements chauds (y compris les bonnets et les gants !), et gagnons rapidement la tente où nous dormons tout habillés et pelotonnés les uns contre les autres. Le second soir Léa est malade et a la nausée. Aussitôt l’inquiétude nous gagne : a t elle attrapé le dangereux paludisme ? Heureusement, ce n’était qu’un coup de froid et dès le lendemain la louloute a retrouvé son énergie.



Les pistes du parc ne sont pas toutes bien entretenues et sont couvertes de hautes herbes. Bientôt il nous faut faire une pause et nettoyer le radiateur complètement obstrué par les herbes fauchées en roulant.









Oz, qui a échappé à la surchauffe se lance ensuite à l’assaut du Nganda Peak, un sommet à 2 600 m. L’ascension est vertigineuse et impressionnante : la pente est telle que le moindre dévers pourrait nous entraîner dans de fatals tonneaux. Le sommet bien mérité offre une vue somptueuse sur le lac Malawi, les plaines de Zambie et les montagnes, bleutées à l’horizon, de Tanzanie.






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