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Du 15 au 19 octobre : le parc naturel du banc d'Arguin

Dernière mise à jour : 18 janv.


Le 15 octobre, nous quittons Nouadhibou pour visiter le parc naturel du banc d’Arguin. A quelques kilomètres de route goudronnée de Nouadhibou, nous bifurquons dans le sable, entre les dunes, vers le parc naturel du banc d'Arguin. Malgré les pneus dégonflés pour une meilleure portance, nous nous « plantons » à deux reprises dans le sable chaud et mou : plaques à sable et huile de coude nous sortent de là après quelques efforts. Quand on pense que, en France, lorsque nous préparions notre voyage et chassions les kilos, nous avions hésité à prendre 4 plaques à sable ! Nous voyons à présent combien elles nous sont indispensables.



Nous progressons dans le sable, et bivouaquons au pied de grandes et belles dunes. Paysage de rêve. Les montagnes de sable orange sont des toboggans exceptionnels pour Léa et Rose !




Le 16 octobre, nous entrons dans le parc et gagnons le village d’Arkeiss, « le plus beau bivouac » du parc, indique notre guide de la Mauritanie. Malheureusement, une fois encore, les criquets nous ont devancés. Ils sont ici plus nombreux que jamais. La nuée est encore plus grosse qu’à Nouadhibou. C’est une véritable invasion. Ils recouvrent arbustes et maisons d’un voile rose grouillant et écœurant. Même le ciel immense et le sable infini et brulant sont mouchetés à perte de vue. Nous déjeunons rapidement, sans bien profiter du paysage, occupés que nous sommes à chasser les bestioles qui tombent sur le Land, qui se posent sur nous et s’accrochent à nos vêtements. On a beau les retirer, les chasser, en écraser certains, ils sont toujours là, multitude indénombrable. Nous quittons bien vite cette baie à regret et cherchons plus au sud un coin épargné par la « plaie d’Egypte ».


Nous installons notre campement non loin du petit village de pêcheurs de Ten Alloul. Bivouac discret dans les dunes, car le camping du village est obligatoire.

Le 17 octobre, nous allons à Iwik, un autre village chercher un embarquement à bord d’un bateau de pêcheur pour aller observer les oiseaux du banc d’Arguin. Exposé devant le poste des gardes du parc naturel, un squelette de baleine impressionne Léa : chaque vertèbre blanche a la taille de sa petite sœur ! Nous prenons rendez-vous pour un embarquement le lendemain et passons l’après-midi et la nuit, en bord de plage à nous reposer face aux eaux calmes. Décor enchanteur et coucher de soleil sur la mer.

Le 18 octobre matin, nous complétons l’équipage d’un voilier. A son bord, il y a déjà le capitaine, deux marins, un gardien du parc, et deux enfants Bibi et Abo. Ils ont 4 ans et ils naviguent pour la première fois : premiers contacts avec leur futur métier de marin et pêcheur. Cinq gros dauphins Tursiops chassent et évoluent longuement autour du

bateau pour la joie de tous. Rose les appelle les « gros poissons ». Léa, elle, est un peu déçue qu’ils ne sautent pas plus haut… Nous jetons l’ancre devant une île de la baie qui reste à sec à marée haute : les oiseaux du parc, chassés par les eaux qui submergent peu à peu toutes les îles viennent y trouver refuge et s’y concentrent. C’est un poste d’observation idéal. Étonnamment, malgré leur nombre, les oiseaux prennent grand soin de ne pas se mélanger et restent groupés par espèce : pélicans, hérons, aigrettes, blanches et noires, spatules, de superbes flamands roses… Nous rentrons cuits, salés et fatigués, mais ravis et émerveillés de notre journée en mer.




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