• Scalp

Du 5 au 7 novembre 2004 : le crocodile de Matmata

Dernière mise à jour : 17 févr.

Au camping de Tidjikja, où nous passons la nuit du 4 novembre dans un camping, la TV mauritanienne diffuse une version de son journal en Français. Sans nouvelles depuis un mois, nous apprenons, avides, quelques évènements : Bush a été réélu, la grande offensive sur Falloudja se prépare en Irak, les ministres de la communauté européenne se réunissent , le gouvernement mauritanien, déjà en lutte contre les criquets doit aussi faire face à une invasion des oiseaux mange-mil…

Notre linge lavé de frais, débarrassé de la poussière accumulée en voyageant dans le désert, le plein d’eau et de gasoil effectué, nous quittons Tidjikja. Nous quittons le désert et avons doc dit au revoir à notre guide : nous rallumons le GPS et ressortons la carte de Mauritanie. Un bel asphalte lisse repose les pneus, les amortisseurs et nos vertèbres. Dans une grande descente, la route offre un point de vue superbe sur le village de N’Beika et son oasis.


Là, nous empruntons la piste qui conduit au village de Matmata où, dans les petits gueltas d’un canyon, il est possible d’observer quelques uns des derniers spécimens de crocodiles du Sahara. Nous bivouaquons avant Matmata où nous entrons le samedi 6 novembre : erreur ! le samedi est férié ! il n’y a pas d’école ! Tous les enfants du village s’agglutinent autour du Land pour voir et toucher Léa et Rose. Nous décidons de fuir et de nous rapprocher le plus possible du canyon en voiture. Mauvaise idée ! Nous nous ensablons à 50 m du village dans le sable mou de l’oued à sec.

Nous pelletons et sortons les plaques à sable entourés par une cinquantaine d’enfants surexcités, qui escaladent la voiture. Une fois les pneux dégonflés, nous pouvons semer nos poursuivant jusqu’à ce que le chemin soit barré par les rochers du canyon. Nous poursuivons à pied, en silence, comme nous le conseille le guide de la Mauritanie, pour avoir une chance d’apercevoir les craintifs sauriens. Mais après quelques dizaines de minutes, nous sommes rattrapés par les enfants du village qui nous ont suivi à pied… Cris, rires, certains jettent même des pierres dans l’eau, d’autres se rafraîchissent dans les gueltas.… Aucune chance d'apercevoir le fameux crocodile aujourd'hui. Nous rebroussons chemin.


Nous retournons par la piste jusqu’au village de N’Beika où nous reprenons la route. La passe d’Eschetf nous offre une vue superbe sur un océan de dunes jaunes pâles. Bientôt il faut abandonner la route en travaux et suivre une piste sableuse et poussiéreuse jusqu’à Sangafara où nous arrivons en fin de journée.



Le 7 novembre nous gagnons Kiffa par une belle route goudronnée comme nous les apprécions maintenant ;-). Kiffa est une des grandes villes de Mauritanie et nous y trouvons avec joie nos premiers produits frais depuis Nouadhibou (quittée le 15 octobre, trois semaines auparavant) : nous achetons, gourmands, bananes, oranges et pommes très heureux de pouvoir varier le régime de boites de conserve du Sahara. Cela fait trois semaines que nous mangeons concombre-sardines-semoule-Coca...



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