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Le 29 juin 2005 : dans le cratère du Ngorongoro

Dernière mise à jour : 1 juil.




Nous entrons dans le parc mythique du Ngorongoro. La piste escalade la pente du volcan et lorsque nous arrivons au sommet, la vue embrasse l’ensemble du cratère dans un panorama fabuleux. La plaine verdoyante s’étend dans son enceinte montagneuse. On aperçoit les minuscules 4X4 qui la sillonnent ainsi que les troupeaux de zèbres et gnous, semblables à de petites fourmis. La poussière soulevée sur le lac asséché s’élève lentement : le volcan semble s’être réveillé. Nous sommes la seule voiture particulière au milieu des 4X4 des tour operators : les rangers insistent pour que nous embarquions l’un d’eux pour nous guider dans le volcan. Après quelques négociations, et surtout à la vue du peu d’espace libre dans le Land, ils nous délivrent un permis de circuler sans guide.


Le game drive dans le cratère est fabuleux. La densité d’animaux est telle que, tournant le regard d’un côté ou de l’autre, il y a toujours quelque chose à voir : troupeaux de zèbres, d’antilopes, de gnous ou de buffles, groupes de phacochères ou d’autruches, familles d’éléphants… Devant notre pare-choc traverse même un groupe impressionnant de 11 lions, lionnes et lionceaux. Un groupe de hyènes s’approchent lentement d’un petit springbok, semblant l’encercler. Mais l’antilope file entre les hyènes sans être inquiétée. Mais le pendant de cette richesse est le succès : où que le regard se porte, nous apercevons un 4X4 ou un minibus de touristes. Difficile de prendre une photo sans en avoir un dans le champ ! Les vastes espaces vides de Namibie, du Botswana, de Zambie ou du Malawi ne nous avaient pas habitués à une telle promiscuité !



Le soir, des danseurs improvisent un petit spectacle. La nuit sur les hauteurs du Ngorongoro est difficile. Nous sommes à 2 300 m et il fait un froid glacial. En plus la petite Rose est encore malade de son amibe. Lorsque nous repartons fatigués le matin, un épais brouillard s’étend sur le cratère comme un couvercle. Un vrai temps anglais. Difficile de croire que l’équateur n’est pas loin.





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