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Du 10 au 15 septembre 2005 : en attendant le bateau pour l’Egypte….

Wadi Halfa est à quelques dizaines de kilomètres de la frontière égyptienne et du temple d’Abou Simbel. D’Abou Simbel le goudron file ensuite jusqu’au Caire. Mais la mésentente entre l’Egypte et le Soudan complique la donne : la frontière terrestre est fermée et la route entre les deux pays est minée. Seul le ferry qui navigue sur le lac Nasser entre Assouan et Wadi Halfa permet de passer d’un pays à l’autre.

Nous arrivons le vendredi 9 septembre 2005 à Wadi Halfa en même temps que Pia et Poul qui, n’ayant pas pu trouver de gasoil à Atbara, ont du finalement rebrousser chemin et emprunter le même itinéraire que nous. Nous devons attendre le ferry pour l’Egypte qui ne lève l’ancre que le… 15 septembre ! Nous avons le temps de méditer et contempler les dunes plusieurs jours durant dans cette petite ville posée au milieu du désert. Même en sirotant quelques coca frais en terrasse du petit bistrot…çà va être long !

Heureusement, nous rencontrons Mazar qui nous accueille gentiment chez lui. Nous passons nos journées, confortablement à l’abri du soleil et de la chaleur dans la belle maison nubienne de sa famille. Grands-parents, frères, sœurs, oncles et tantes, vivent ensemble sous le même toit et constituent une joyeuse communauté.

Le grand père nous parle du « old Wadi Halfa », du temps d’avant la migration, avant que la cité ne soit engloutie par les eaux du barrage d’Assouan et reconstruite plus loin. Léa et Rose sont aux anges et choyées par les sœurs de Mazar qui se régalent à les coiffer et leur faire de jolies tresses. Toute la famille joue aux « légos » ou aux « polly pockets », amusée par les étonnants jouets occidentaux. Nathalie, Léa et Rose ont bientôt leurs mains ornées de motifs de henné.



Mazar nous invite à participer aux soirées données à l’occasion d’un mariage nubien. Le premier soir nous assistons à la réception, dans la famille du marié au cours de laquelle ses mains sont enduites de henné. Le second, c’est au tour de la mariée d’être ointe de henné, dans la maison familiale. Enfin, le dernier jour, on fête l’union entre les jeunes époux au cours d’une grande fête rassemblant plusieurs centaines de personnes.

Nous éprouvons encore une fois l’hospitalité et la gentillesse des Soudanais qui accueillent notre arrivée dans leur fête de joyeux « welcome » et d’invitations à danser. Nous nous sentons un peu comme des reporters couvrant l’événement car nous sommes les seuls possesseurs d’appareil photo et de caméra : tout le monde veut sa photo et se voir sur l’écran de l’appareil numérique.





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