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Les 15 et 16 septembre 2005 : sur le lac Nasser


Le 15 septembre 2005 la péniche est à quai à Wadi Halfa. Après les formalités d’immigration et de douane, nous roulons jusqu’au port. Le bateau est en piteux état. Les dockers sont en train de le décharger de ses marchandises importées d’Egypte. Le chaos est impressionnant. Bientôt le capitaine nous autorise à embarquer les voitures. Mais la péniche, à présent presque vide est très haute sur l’eau. Les marins disposent des rampes pour les voitures, mais le quai est très étroit et encombré. Y manœuvrer un véhicule n’est pas aisé. OZ se lance en premier, le Pajero de Pia et Poul suit et enfin c’est le tour du Land Cruiser d’un couple de sud-africain. Finalement les trois 4X4 sont sanglés à bord, non sans peine et émotions. A plusieurs reprises, nous avons cru que l’un ou l’autre allait tomber de l’étroite rampe et s’écraser sur le quai. On a du mal à croire que les mêmes opérations d’embarquement et de débarquement se renouvellent chaque semaine tant le désordre règne. D’ailleurs, sans doute ennuyé par le spectacle, un policier soudanais vociférant nous interdit de prendre des photos !




Finalement, en milieu d’après midi, la péniche appareille. Nous partons pour une croisière de deux jours sur le plus grand lac artificiel du monde. Nous déplions la tente et nous installons pour le bivouac le plus original du voyage. Notre tente devient une cabine de croisière avec vue sur les eaux du lac. La péniche n’a pas de rambarde : Léa et Rose sont condamnées à jouer dans la cale pendant la croisière.














Chacun passe le temps comme il peut : un marin lit le journal, un autre fume la chicha… Léa en profite pour apprendre à faire des réussites.










Nous savourons le spectacle du coucher de soleil sur les dunes du désert qui borde le lac. On aperçoit un temple nubien sur les rives et passons même à proximité du temple d’Abou Simbel, illuminé dans la nuit.



Enfin, le samedi 17 septembre 2005 au matin, nous apercevons le barrage d’Assouan ainsi que le curieux monument, en forme d’énorme couronne, à la mémoire de l’amitié égypto-soviétique. L’URSS a aidé l’Egypte a construire l’immense barrage. Un antique temple égyptien côtoie le monument soviétique, le barrage et ses lignes haute-tension dans un pittoresque anachronisme.




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