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Le 29 mai 2005 : vers Chipata

Dernière mise à jour : 13 juin




Nous quittons Lusaka de bon matin et couvrons en une journée les 600 km qui séparent la capitale zambienne de la ville de Chipata, près de la frontière du Malawi.




Durant ces longues journées en voiture, Léa et Rose s’occupent sagement : elles dessinent beaucoup et couvrent les pages de cahiers entiers d’animaux d’Afrique ou de coloriages. Nous écoutons des disques pour enfants de chansons ou d’histoires. Mamie a rapporté dans ses bagages un disque de Noël : nous traversons des villages de cases sous un soleil torride et sur la musique du petit papa Noël… surréaliste ! Mamie a aussi apporté la méthode d’anglais Assimil pour les 3-6 ans. Léa qui, depuis le Ghana, aimerait discuter avec tous ces gens qui ne parlent pas Français, s’initie à l’Anglais en chantant et ajoute : « Avec ce disque, Papa, tu vas pouvoir apprendre l’Anglais ! ».





L’asphalte est impeccable jusqu’à Nyimba. Ensuite, il est très abîmé, couvert de profonds et nombreux nids de poules qui obligent à freiner et zigzaguer sans arrêt. La route taillée dans la brousse, traverse de jolies petites montagnes. C’est











Dimanche et tout le monde se promène, se rend visite, va à la messe, discute… sur la route où circulent de nombreux cyclistes. Des familles entières se déplacent à vélo : papa pédale avec un enfant assis sur le guidon et maman, un enfant dans le dos, est installée sur le porte-bagage.



Nous retrouvons en Zambie des scènes d’Afrique de l’Ouest qui avaient disparues d’Afrique Australe : des femmes, un bébé dans le dos, portent des sceaux d’eau ou du bois sur leur tête, femmes et enfants remplissent des bidons d’eau à la pompe du village…




Les bas côtés sont bien entretenus : régulièrement, nous voyons des groupes d’hommes qui coupent les hautes herbes à la main : debout, ils balancent inlassablement, à bout de bras, une canne équipée d’une petite lame et nettoient ainsi des kilomètres de voirie. Parfois, ce sont de grands feux de brousse qui font le travail. Ils viennent lécher le bitume et enfument la route.


En arrivant vers Chipata, nous croisons des camions qui transportent le coton récolté dans les champs alentours.







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