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Le 30 mai et le 1er juin 2005 : le South Luangwa National Park

Dernière mise à jour : 13 juin



Chipata relie le South Luangwa National Park par 130 km d’une mauvaise piste. Nous les couvrons en 5 heures. Un ranger nous explique que les pistes d’accès aux parcs sont mal entretenues à dessein : il s’agit de compliquer la tache des braconniers. Il leur est plus délicat d’évacuer leur lugubre butin. Seuls les 30 derniers kilomètres sont bitumés. Ils relient l’aérodrome aux lodges de luxe, installés dans le parc ou ses environs. Cet asphalte lisse comme un billard après cette terrible piste de pierres et de tôle ondulée est un des mystères de l’Afrique. Nous nous livrons pendant deux jours à notre chasse pacifique aux animaux. Du lever du soleil à 11 h environ, nous parcourons le parc à la recherche de ses habitants. Puis, retour au camping pour le déjeuner et un peu de repos et nous repartons vers 16h jusqu’à la tombée de la nuit. Là encore, le camping est ouvert et les animaux s’y promènent. A la nuit tombée, nous y apercevons des éléphants. Le sommeil est bercé par les bruyants grognements des hippos (que Rose imite maintenant à la perfection) et les hurlements de hyènes (qui ne ressemblent finalement pas à un rire).



Les voyageurs vont au South Luangwa voir les léopards. Vivant dans les arbres, chassant à la tombée du jour, ce félin est particulièrement difficile à observer mais ceux du South Langwa se laissent parfois photographier. Nous n’en voyons malheureusement pas au cours de nos deux jours dans le parc mais découvrons un nouvel animal africain : les mouches Tsé-Tsé. Ponctuelles, elles surgissent à 16h sonnantes et poursuivent la voiture, se posant sur les ailes et la carrosserie par dizaines, certainement attirées par la chaleur. Fenêtres fermées, nous poursuivons la promenade dans le parc avec la clim. Elles guettent la moindre ouverture et profitent de la fenêtre entrouverte le temps d’une photo pour entrer dans l’habitacle et nous piquer. A 17h30, elles disparaissent comme elles sont arrivées. Curieux insectes… Nous voyons de nombreux éléphants, antilopes, zèbres, girafes, hippos et crocos et surtout la grande antilope « waterbuck » avec ses longs poils. Encore et encore des impalas qui, étrange association, semblent vivrent en communauté avec les babouins. Un immense troupeau de plusieurs centaines de buffles énormes s’étend à perte de vue dans la brousse… impressionnant !









Nous voyons aussi de nombreux et spectaculaires « arbres à saucisses » et leurs fruits de taille impressionnante. Mieux vaut ne pas en prendre un sur la tête au passage : leur poids peut atteindre les 10 kilos !











De retour au camping, une fois à l’arrêt, nous sentons une forte odeur de gasoil : la bouzine semble nous jouer un nouveau tour : le bouchon en plastique de vidange du filtre à gasoil s’est cassé. Le filtre fuit et nous ne pouvons plus rouler comme cela. Nous sommes à 130 km de piste de la première ville… La solution est heureusement à la portée de novices en mécanique. Nous remplaçons le bouchon par une vis de même diamètre que nous coupons à la bonne longueur.




Respectant la fameuse « loi des séries », le même jour, Pascal, en écrasant une mouche Tsé-Tsé, fend le pare-brise qui était fragilisé par une pierre reçue en croisant un camion. La petite étoile de l’éclat est maintenant une belle fêlure. Nous essaierons de réparer Oz à Lilongwe, au Malawi. Et jamais deux sans trois, un court-circuit dans notre lampe rechargeable manque de mettre le feu à la voiture. Heureusement que le fusible a rempli son rôle ! Mauvaise journée pour OZ…


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