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Le 4 septembre 2005 : le temple de Naqa et les pyramides de Meroe

Dernière mise à jour : 5 sept.

Nous quittons la route principale avant Shendi et suivons une piste sableuse jusqu’aux temples de Naqa. Le bivouac est un des plus mouvementé : alors que nous dormons à quelques kilomètres des temples, des vents d’une violence inouïe nous réveillent. La toile de tente claque dans un vacarme assourdissant et la voiture elle-même est secouée. On se bat un moment pour fermer fenêtres et portes et s’abriter de la furie du vent. Il semble qu’une pluie drue s’abat sur nous. Mais ce n’est que le sable, soulevé par le vent qui fouette la tente. Léa et Rose hurlent de peur et nous les rassurons le temps que la tempête, aussi violente que brève, ne se calme. Impressionnant !






Au matin nous allons visiter les temples nubiens de Naqa, bâtis un siècle après JC : le temple du lion et son kiosque, particulièrement bien préservés et le temple d’Amun, qui a plus souffert des siècles passés sous les vents de sable. Nous observons nos premiers hiéroglyphes gravés du temps où la puissance des pharaons poussait loin vers le Sud.








Nous poursuivons jusqu’au cimetière royal de Meroe : des dunes de sable émergent les pyramides, tombeaux des anciens rois de Nubie. Plus petites que leurs cousines de Gizeh en Egypte, elles sont plus nombreuses (près d’une centaine) et offrent un spectacle admirable au milieu des sables du désert. Les plus vieilles ont été bâties 800 avant JC et sont assez abîmées. Leur sommet notamment a été systématiquement démoli par les aventuriers en quête de trésor. Le site est désert, seulement parcouru par les vents et le sable. On y savoure la promenade, impressionnante dans le silence de ce site où glissent les fantômes des rois et reine de l’ancienne Nubie. Léa et Rose retrouvent les dunes et le sable, s’en donnent à cœur joie et courent partout jusqu’à l’épuisement.


De Meroe, il est possible de poursuivre la route jusqu’à Atbara et emprunter une piste dans le désert qui conduit jusqu’à Karima. Mais les échos que nous avons sur cette piste sont partagés et il semble qu’elle soit difficile à suivre, disparaissant parfois dans les dunes de sable. Sans carte détaillée, sans points GPS et sans guide, nous préférons redescendre par Khartoum pour suivre la route jusqu’à Karima. Pia et Poul, fidèles à leur devise « no problem » souhaitent emprunter la piste dans le désert. Nos routes se séparent là, rendez-vous à Wadi Halfa, la porte vers l'Egypte.




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